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ANALYSE MARCHÉ

Mises en chantier au Québec T1 2026 : données SCHL et impact

Le Québec construit 32 000 logements en rythme annualisé au T1 2026, bien en deçà du besoin estimé de 45 000 unités par la SCHL. Ce déficit structurel soutient les prix et limite l’accessibilité.

📅 Mars 2026⏱️ 9 min de lecture📊 Analyse marché

Les données de la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) pour le premier trimestre 2026 confirment un ralentissement persistant de la construction résidentielle au Québec. Avec un rythme annualisé de 32 000 mises en chantier contre un besoin de 45 000, le déficit de 13 000 logements par année crée une pression structurelle sur les prix des propriétés existantes.

État des lieux : les mises en chantier T1 2026

Au premier trimestre 2026, le rythme annualisé des mises en chantier au Québec se situe à environ 32 000 unités. Ce chiffre est en légère hausse par rapport au creux de 2024 (environ 28 000), mais reste bien en dessous de la cible de la SCHL. La répartition par type montre une prédominance des projets multirésidentiels (condos et locatifs), tandis que les mises en chantier d’unifamiliales demeurent faibles à cause des coûts de terrain et de construction.

Ce déficit de construction s’inscrit dans un contexte de croissance démographique soutenue. L’immigration et la formation de nouveaux ménages créent une demande qui dépasse largement l’offre. Pour une analyse complète des prévisions de prix, consultez notre article sur les prévisions du prix des maisons au Québec en 2026.

Le déficit structurel : 13 000 logements manquants par an

La SCHL estime que le Québec a besoin d’environ 45 000 nouveaux logements par année pour répondre à la demande. Avec seulement 32 000 mises en chantier en rythme annualisé, le déficit atteint 13 000 unités annuellement. Ce manque s’accumule d’année en année, créant un fossé grandissant entre l’offre et la demande.

Calcul : l’ampleur du déficit en dollars

Déficit de construction et impact économique

  • • Besoin annuel estimé (SCHL) : 45 000 logements/an
  • • Rythme annualisé T1 2026 : ~32 000 mises en chantier
  • • Déficit annuel : 13 000 unités
  • • Coût moyen de construction par unité : ~400 000 $
  • Offre manquante en valeur : 13 000 × 400 000 $ = 5,2 milliards $/an

Impact sur les prix des propriétés existantes

  • • Le déficit crée un soutien structurel aux prix
  • • Appréciation estimée : 3 à 5 % par année pour les propriétés existantes
  • • Sur une propriété de 500 000 $ : 15 000 à 25 000 $ de gain annuel
  • • Moins de logements neufs = plus de compétition pour l’existant

Conclusion : Le déficit de 5,2 milliards $ en offre annuelle signifie que les propriétaires actuels bénéficient d’un soutien structurel à la valeur de leur bien, tandis que les acheteurs font face à une compétition accrue.

Facteurs freinant la construction

Coûts de construction : Les coûts ont augmenté de plus de 20 % depuis 2022, rendant de nombreux projets non rentables. Le prix du bois d’œuvre, du béton et de la main-d’œuvre spécialisée reste élevé. Les tarifs américains sur certains matériaux importés ajoutent une pression supplémentaire. Pour comprendre cet impact, consultez notre analyse de l’impact des tarifs sur l’immobilier québécois en 2026.

Pénurie de main-d’œuvre : Le secteur de la construction fait face à un manque chronique de travailleurs qualifiés. Le vieillissement de la main-d’œuvre et le déficit de formation limitent la capacité de production.

Délais municipaux : L’obtention de permis de construction prend de 6 à 18 mois dans plusieurs municipalités québécoises. Les processus de consultation publique et les règlements de zonage complexes ralentissent le démarrage des projets.

Financement : Même si le taux directeur a baissé à 2,25 %, les banques demeurent prudentes dans leur financement de projets de construction. Les exigences de prévente pour les projets de condos restent élevées (souvent 60 à 70 % des unités).

Répartition régionale des mises en chantier

La région métropolitaine de Montréal concentre environ 55 % des mises en chantier provinciales, suivie de Québec (15 %), Gatineau (8 %) et les régions périphériques (22 %). Montréal affiche un déficit proportionnellement plus important, car la demande y est la plus forte en raison de l’immigration internationale concentrée dans la métropole.

Perspectives et solutions envisagées

Le gouvernement du Québec a annoncé plusieurs mesures pour accélérer la construction : simplification des processus de permis, programmes de subventions pour le logement abordable, et incitatifs fiscaux pour les constructeurs. Cependant, les experts de la SCHL estiment qu’il faudra au minimum 3 à 5 ans pour combler le déficit accumulé, même dans un scénario optimiste.

Pour les propriétaires actuels, ce déficit représente un soutien structurel à la valeur de leur bien. Pour les acheteurs, il signifie une compétition accrue et la nécessité d’agir rapidement lorsqu’une opportunité se présente. Connaître la valeur actuelle de votre propriété dans ce contexte de rareté est essentiel pour prendre des décisions éclairées.

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