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Le marché est en hausse — découvrez combien vaut votre bien en 2026
Estimer ma propriété →Le premier trimestre 2026 confirme la reprise du marché immobilier québécois. Selon les données de l’APCIQ (Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec) publiées en mars 2026, le volume de transactions a bondi de 11 % par rapport au T1 2025, tandis que le prix médian provincial s’établit désormais à 425 000 $. Cette dynamique est soutenue par la baisse continue du taux directeur de la Banque du Canada, désormais à 2,75 %, qui améliore considérablement l’accessibilité financière pour les acheteurs. Voici notre analyse détaillée.
📊 1. Volume de transactions T1 2026 : 28 400 ventes (+11 %)
Le Québec a enregistré 28 400 transactions résidentielles au cours du premier trimestre 2026, contre 25 585 au T1 2025. Cette hausse de 11 % représente le trimestre le plus actif depuis le T1 2022, période où les taux étaient encore historiquement bas. Le mois de mars à lui seul a totalisé 11 200 ventes, une augmentation de 14 % par rapport à mars 2025.
Plusieurs facteurs expliquent ce regain d’activité. D’abord, la succession de baisses du taux directeur depuis juin 2024 a ramené les taux hypothécaires fixes 5 ans autour de 3,89 % à 4,29 %, contre 5,50 % un an plus tôt. Ensuite, la demande refoulée des années 2023-2024, où de nombreux acheteurs avaient reporté leur projet, se matérialise enfin. Finalement, la croissance démographique soutenue par l’immigration continue d’alimenter la demande, particulièrement dans la région métropolitaine de Montréal.
28 400
Transactions T1 2026
+11 %
vs T1 2025
11 200
Ventes mars seul
💡 Calcul : Variation T1 2026 vs T1 2025 = (28 400 – 25 585) / 25 585 × 100 = +11,0 %
🗺️ 2. Prix médians par région — T1 2026
Les disparités régionales restent marquées. Montréal domine avec un prix médian de 560 000 $, tandis que Sherbrooke reste la grande ville la plus accessible à 365 000 $. Les banlieues de Laval et Longueuil continuent leur rattrapage.
| Région | Prix médian T1 2026 | Prix médian T1 2025 | Variation |
|---|---|---|---|
| Montréal | 560 000 $ | 520 000 $ | +7,7 % |
| Québec | 380 000 $ | 358 000 $ | +6,1 % |
| Gatineau | 420 000 $ | 385 000 $ | +9,1 % |
| Sherbrooke | 365 000 $ | 345 000 $ | +5,8 % |
| Laval | 530 000 $ | 490 000 $ | +8,2 % |
| Longueuil | 490 000 $ | 460 000 $ | +6,5 % |
| Laurentides | 445 000 $ | 418 000 $ | +6,5 % |
| Lanaudière | 410 000 $ | 388 000 $ | +5,7 % |
Gatineau affiche la plus forte hausse (+9,1 %), portée par la proximité d’Ottawa et les travailleurs fédéraux qui cherchent des prix plus bas côté québécois. Laval suit avec +8,2 %, bénéficiant de l’effet de débordement de Montréal où les prix dépassent désormais le demi-million. Lanaudière et Sherbrooke restent les marchés les plus abordables, attirant les familles et les télétravailleurs qui privilégient l’espace à la proximité urbaine.
⚠️ Prix médian provincial : Toutes régions confondues, le prix médian s’établit à 425 000 $, en hausse de 6 % par rapport au T1 2025 (400 750 $).
🏠 3. Segments : unifamiliale vs condo vs plex
Les trois grands segments du marché résidentiel n’évoluent pas au même rythme. L’unifamiliale reste le segment le plus demandé avec 58 % des transactions. Les condos représentent 30 % du volume, tandis que les plex comptent pour 12 % mais affichent la plus forte hausse de prix.
450 000 $
Unifamiliale (+5 %)
58 % des ventes
365 000 $
Condo (+4 %)
30 % des ventes
680 000 $
Plex (+8 %)
12 % des ventes
Le segment plex continue d’afficher la croissance la plus forte, alimenté par les investisseurs attirés par des rendements locatifs en hausse. Le condo connaît un regain d’intérêt auprès des premiers acheteurs qui profitent du CELIAPP et de taux plus bas pour accéder à la propriété. Le ratio ventes/nouvelles inscriptions est de 68 % pour les unifamiliales (marché vendeur), 52 % pour les condos (marché équilibré) et 75 % pour les plex (marché vendeur prononcé).
💰 4. Impact du taux directeur BdC à 2,75 %
La Banque du Canada a abaissé son taux directeur à 2,75 % en mars 2026, poursuivant le cycle d’assouplissement amorcé en juin 2024 alors que le taux était à 5,00 %. Cette baisse cumulée de 225 points de base a un impact direct et mesurable sur le marché immobilier québécois.
Concrètement, un acheteur qui emprunte 400 000 $ sur 25 ans voit son paiement mensuel passer de 2 468 $ (au taux fixe de 5,50 % en 2025) à environ 2 102 $ (au taux fixe de 3,89 % en 2026), soit une économie de 366 $ par mois ou 4 392 $ par année. Cette amélioration de l’accessibilité financière est le principal moteur de la reprise des transactions.
5,50 %
Taux fixe 5 ans — T1 2025
Paiement : 2 468 $/mois
3,89 %
Taux fixe 5 ans — T1 2026
Paiement : 2 102 $/mois
Les taux variables, liés au taux préférentiel (prêt à prime – 0,75 %), s’établissent autour de 4,20 %, ce qui les rend compétitifs mais toujours légèrement supérieurs aux meilleurs taux fixes. La majorité des acheteurs (72 %) optent pour un taux fixe 5 ans, selon les données des grandes banques canadiennes. L’effet de la baisse des taux se fait également sentir sur les renouvellements hypothécaires, où les propriétaires qui renouvelaient un prêt contracté en 2021 à 1,80 % subissent toujours une hausse, mais nettement moindre que prévu il y a un an.
🔮 5. Perspectives été 2026
Les perspectives pour l’été 2026 sont globalement positives pour le marché immobilier québécois. Voici les principaux éléments à surveiller dans les prochains mois selon les analystes de l’APCIQ et les grandes institutions financières.
1. 📉 Taux directeur — La BdC pourrait abaisser son taux à 2,50 % d’ici juin, stimulant encore la demande
2. 📈 Volume annuel — L’APCIQ prévoit environ 95 000 transactions pour l’ensemble de 2026, un retour aux niveaux pré-pandémiques
3. 🏠 Prix — Croissance de 4 à 6 % attendue sur l’année, avec un ralentissement possible en automne
4. ⚠️ Risque — Les tensions commerciales Canada–É.-U. et l’incertitude économique pourraient freiner la confiance des consommateurs
Le printemps traditionnel, période la plus active de l’année, devrait maintenir le rythme observé en mars. Les inscriptions augmentent également (+8 % au T1 2026), ce qui offre plus de choix aux acheteurs même si le marché reste généralement favorable aux vendeurs. Les régions comme Lanaudière et les Laurentides pourraient connaître les plus fortes hausses d’activité estivale, portées par les acheteurs montréalais à la recherche d’espace à prix compétitif.
❓ Questions fréquentes
Combien de transactions immobilières au Québec au T1 2026 ?
Le T1 2026 a enregistré 28 400 transactions résidentielles, en hausse de 11 % par rapport au T1 2025. Mars seul a totalisé 11 200 ventes, le mois le plus actif depuis mars 2022.
Quel est le prix médian provincial au printemps 2026 ?
Le prix médian toutes catégories est de 425 000 $, en hausse de 6 % sur un an. Les unifamiliales atteignent 450 000 $, les condos 365 000 $ et les plex 680 000 $.
Quelles régions sont les plus dynamiques ?
Gatineau (+9,1 %) et Laval (+8,2 %) affichent les plus fortes hausses. Montréal reste le marché le plus actif en volume avec un prix médian de 560 000 $.
Est-ce un marché d’acheteurs ou de vendeurs ?
Le marché penche vers les vendeurs avec un ratio ventes/inscriptions de 62 % provincialement. Les plex sont en marché vendeur prononcé (75 %), tandis que les condos restent plus équilibrés (52 %).
Quelles sont les prévisions pour l’été 2026 ?
Les prix devraient croître de 4 à 6 % et le volume annuel pourrait atteindre 95 000 unités. Un taux directeur à 2,50 % est anticipé d’ici juin 2026.
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Source : APCIQ — Barometer du marché résidentiel, mars 2026. Les données proviennent du système Centris® des courtiers immobiliers du Québec.